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                              « Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément.

                                       Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant                                                             qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur                                                                             qui pénètre dans un pays étrange" Bill Brandt

On avance, d’abord avec ferveur, tête en l’air, presque courant, à l’affut de tout.

Le coeur impatient de ce qui va arriver.

On embrasse alors l’immensité d’un ciel, la courbe d’un paysage, la grâce d’une rangée d’arbre pliée par le vent. Touché par la beauté d’une teinte révélée par la lumière et ses ombres, le coeur se contracte du bonheur d’être là. 

On cherche, et la curiosité fait se pencher. On s’étale, on s’affale en riant et même si la nature nous griffe, l’on pointe les pieds pour mieux voir encore.

Et puis on ralentit, jusqu’à devenir immobile.

Alors on se saisit de tout, qui devient intense.

Et l’on voit.

Le détail fragile du pli d’une herbe, la nervure d’une feuille qui vient de terminer sa course dans le miroir de l’eau. La minutie précise de l’aile d’un papillon, la couleur vivifiante d’un insecte réfugié dans sa fleur. La fleur qui devient dense jusqu’à devenir dessin.

Est ce le hasard qui nous a placé là, dans l’intime d’une vie en mouvement ? 

La vie fragile qui cherche et trouve dans la pénombre ou le rai de lumière sa force d’exister.    

Et puis vos regards….

           

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